
Inutile de mentionner que KEBEKISTAN s’oppose dans son ensemble au budget proposé cette semaine par le ministre des finances Jim Flaherty. Il est de notre avis que les mesures et dépenses irresponsables qui y figurent, loin d’avoir l’effet escompté, ne feront que retarder la reprise économique.
Quelconque observateur de la scène politique fédérale ne peut qu’être cynique devant le revirement spectaculaire des conservateurs quant à la juste façon de faire face à la crise. Il est de notre avis que Stephen Harper, bafouant ses principes de base, a choisi de dilapider les fonds publics de manière foncièrement irresponsable dans le seul but d’assurer la survie de son gouvernement minoritaire.
S’il avait plutôt choisi d’agir honorablement, le premier ministre aurait accepté le mois dernier de laisser la place à la coalition libéralo-néodémocrate et de s’opposer du mieux qu’il puisse aux mesures néfastes envisagées par le nouveau gouvernement. De cette façon, les conservateurs s’en seraient sortis avec un niveau de crédibilité intact et auraient eu de fortes chances d’être rappelés au pouvoir dès les prochaines élections, après l’échec prévisible du programme mis de l’avant par l’opposition et des luttes intestine qui s’en seraient suivies.
De plus, ils nous paraît fort peu probable que le Parti libéral du Canada, un parti de pouvoir dirigé par des gens sérieux ayant de fortes assises dans le monde des affaires, auraient pris le risque d’endetter aussi massivement le pays et d’ensuite porter l’odieux de défendre de telles actions dans le cadre d’une campagne électorale.
Nous considérons que le gigantesque déficit qui découlera de l’adoption prochaine de ce budget, loin d’être temporaire tel qu’annoncé, deviendra au fil des années à venir une caractéristique quasi-irrémédiable et donc permanente des finances publiques fédérales.
Il est proprement décevant de constater que le parlement canadien ne compte désormais dans ses rangs plus aucun parti faisant la promotion d’un minimum de rigueur bugétaire. Les Communes étant officiellement composées de quatre partis socialo-dirigistes, l’augmentation continue de la taille de notre État déjà monstrueux est maintenant chose certaine.
Les conservateurs devront vivre ou périr avec l’odieux d’avoir renié leurs principes et d’avoir démontré qu’il ne sont qu’un parti comme les autres: davantage intéressés au bien-être de leur parti qu’au mieux-être de leur pays.

